salle-videChers adhérentes et adhérents,


Le 3 décembre dernier, nous avons organisé une assemblée générale dont l'objet principal était de vous présenter un projet de développement, tel que nous en avions pris l'engagement lors de l'assemblée constitutive d'Agrobio 87, pour répondre à la question légitime de certains : « Une asso, pour quoi faire ? ».

Force est de constater que vous ne fûtes pas au rendez-vous : 9 adhérents présents ! On avait beau répéter que c'était parce qu'il faisait enfin beau ce jour là après des semaines de pluie et que pas mal des 65 cotisants que vous êtes nous avaient transmis leurs excuses, reste que ce jour là, vous avez donné à voir aux représentants de la Chambre ou du Conseil Général notre et votre grande capacité à vous mobiliser. « Se tirer une balle dans le pied » ou « s'auto-savonner la planche », c'est le genre de pensées auxquelles certains d'entre nous pouvaient assez facilement s'abandonner ce soir là.

Bon d'accord, relativisons, après tout, il ne s'agit juste que d'une réunion ratée. Ou alors le résultat d'une communication insuffisante. Reste que pour les huit administrateurs qui se cognent le boulot en votre nom, un coup comme cela démotive sérieusement, au moins pour le moment.

Il y a un an, vous avez choisi de reconstruire une asso de représentation de la bio après la disparition de Gablim qui quelque soit ce qu'on pense de son bilan, a assumé pendant 22 ans un travail de défense et de développement sans lequel pas grand chose de ce qui structure la bio limousine n'existerait aujourd'hui. Aujourd'hui, il s'agit de remonter la pente, en faisant preuve d'enthousiasme et d'imagination certes, mais aussi en tirant les enseignements du passé, et notamment des erreurs.

A ce niveau, il nous semble que la fin calamiteuse du GRAB limousin s'explique aussi par le désinvestissement de ses adhérents. On ne va plus aux assemblées, on fait confiance aux élus et salariés, on râle mais on ne l'exprime pas, on cotise puis on oublie, on devient client  et plus adhérent, on critique, on ne construit plus. Ce processus, il était réel chez Gablim, de nombreux responsables de l'époque en témoignent. Et autant que les fautes de gestion, il est responsable de la disparition d'un outil qui aurait pu encore servir.

Alors, évitons de répéter l'histoire. Et commençons par venir nombreux à la prochaine AG.

A bon entendeur, salut.
Le CA d'Agrobio 87.