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4 agriculteurs et 3 techniciens ont visité le lundi 28 août la ferme de Thomas Lemoine sur le lieudit de LAFONT à Verneuil Mousitiers, au nord de la Haute-Vienne.

Thomas Lemoine travaille sur une ferme de 270 ha . Il a converti les terres en bio en 2014.

Thomas s’est installée avec son père en 1991 en élevage de vaches laitières. Il a travaillé en GAEC pendant de nombreuses années et travaille désormais seul sur la ferme.

En 2015, il décide d’arrêter les vaches laitières pour des raisons économiques. Il se concentre désormais sur les cultures et produit sur la ferme des céréales à paille, des pois, de la féverole, du maïs, du sarrasin … et autres cultures en « test » (quinoa,...)

Durant cette matinée, il y a eu de nombreuses discutions intéressantes sur les rotations, les couverts végétaux, les espaces de stockages, les adventices, les cultures méconnues dans notre secteur (sorgho/millet), les circuits de ventes, le matériel…

Les terres de la ferme de Thomas, humides mais drainées depuis plus de 30 ans demandent d’être souple sur les assolements car en fonction de la météo, la récolte des précédents… il faut parfois « revoir sa copie ». les parcelles sont regroupées autour des bâtiments et forment des îlots assez grands ?

La rotation : en tête d'assolement maïs (plantes sarclées) et féveroles ensuite deux céréales à pailles différentes (triticale, avoine, seigle,orge) sarrasin. une vingtaine d'ha de trèfle violet seront semées tous les 3-4 ans.

sur l’assolement il y a également une 20aine d’hectares en prairies. Il propose de la vente sur pieds par exemple, cette année Thomas a vendu 11 hectares de trèfle violet à un voisin, qui l’a enrubannée pour ses chèvres.

Thomas est particulièrement satisfait de la culture de féveroles sur ses parcelles, elle s’adapte bien sur les sols humides. Il n’est pas encore équipé pour les biner correctement mais les rendements sont bons et les ventes également.

En terme de fertilisation des sols, il amende avec du compost de fientes de poules sur les parcelles avant le maïs. Jusque là, il lui restait des vaches sur la ferme donc du fumier. Il pratique les couverts végétaux qu’il coupe et incorpore dans les parcelles. Pour les parcelles de céréales à paille, les pailles ne sont pas prélevées, elles sont enfouies pour nourrir le sol.

Son objectif actuel est de travailler de moins en moins le sol en profondeur et diminuer les surfaces labourées. Ce qui lui fait peur dans les techniques de non labour c’est la salissement des parcelles surtout en bio.

Le mot d’ordre de Thomas c’est d’être le plus autonome possible. Il essaie de travailler ses propres semences et d’acheter le moins d’intrants possible. Toutes les dépenses extérieurs sont réfléchies.

Le parc matériel de la ferme est composé de 4 tracteurs, une moissonneuse batteuse, une charrue , combiné de semi , semoir a maïs, bineuse ,herse étrille...

Dans les projets à court terme, Thomas étudie la possibilité de transformer les tunnels, initialement construits pour l’élevage des vaches laitières, pour monter un atelier de naisseur engraisseur de porcelets. À 700m de la ferme il y a un agriculteur qui a une production d’engraissement de porcelets bio et il a de plus en plus de mal à trouver des porcelets bio… les ateliers seraient donc complémentaires.